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De la révolte du Bélédougou et la mort de Koumi Diocé : Extrait du journal de marche de la colonne Caillet

16 mars 1915-16 mars 2021, à l’occasion du 106ème anniversaire de la révolte du Bélédougou, nous vous retraçons le récit de cet événement.

En 1915, une révolte éclate dans le Bélédougou et dans le cercle de Goumbou contre le recrutement massif pour la 1ère guerre mondiale. Le chef de Nonko, un des meneurs du mouvement, sommé de se soumettre répondit par ces mots : « Puisque nos fils doivent mourir, nous préférons qu’ils se fassent tuer à nos côtés ».[1]

Le 23 février 1915, il dira à l’administrateur Abadié : « Il n’y a plus d’officiers à Kati ni de tirailleurs et nous sommes les maitres du pays »[2].

Près de 200 villages entrèrent en rébellion ouverte contre le pouvoir colonial. Afin de venir au bout de la révolte, une colonne de 600 hommes dont 350 soldats réguliers et 250 porteurs fut mise en marche.

Le 16 mars 1915 :

  • 18h00 : départ de la colonne de Sabougou
  • 20h00 : arrivée à Donsorola. Les habitants apportent de l’eau au détachement.
  • 21h00 : Sikoro : les habitants sortent du village pour voir passer la colonne.
  • 22h00 : Bodiana : village très douteux. Les habitants qui ne manifestent aucun enthousiasme, restent terrés dans les maisons et ne donnent aucuns renseignements. Par crainte, les guides prétextent avoir perdu la route et se dirigent sur Sirakoro. Les porteurs, peu rassurés par cette décision informent le chef d’escorte l’adjudant Soyou BOUSSO, de la présence sur cette route d’un groupe de rebelles.

Des renseignements donnés par un agent politique[3] à Banamba, il ressort qu’un détachement de 400 rebelles se trouve rassemblé entre Bodiana et Sirakoro. L’adjudant décide alors de changer de route et se dirige sur Dangafolo.

  • 24h00 : arrivée à Dangafolo. Le village est endormi. Un chef de case apporte de l’eau au détachement.

Le 17 mars 1915

  • 2h30 : le détachement arrive à Tioribogou où il observe une heure de repos.
  • 3h30 : départ de Tioribougou en destination de Bégnéni
  • 5h00 : arrivée à Bégnéni. Aucun habitant ne se montre. L’inquiétude grandit au sein des porteurs.
  • 8h30 : le détachement arrive à Banamba.  Les porteurs, originaires Sabougou décident de regagner leur village. Après quelques minutes de tractation, ils réussirent à partir mais sont arrêtés à Bodiana par les rebelles qui les accusent de leur avoir pas livré « le blanc ». Menacés de mort, ils ne seront libérés que le 20 mars grâce à l’intervention des habitants de Bodiana auxquels étaient apparentés ceux de Sabougou.

Le même jour, après plus de six heures de combat, Koumi, fief de la révolte était tombé et Diocé Traoré et son fils se sont fait sauter comme il ressort dans le télégramme adressé par le Commandant Caillet au gouverneur général à Dakar. Ainsi prenait fin l’une des plus sanglantes révoltes que connaitra le Soudan français.


[1] Bakary Kamian, Des tranchées de Verdun à l’église Saint-Bernard, 2001, p.98

[2] Dolisé, Rapport sur les évènements du Bélédougou en février et mars 2015 au gouverneur du Haut-Sénégal-Niger, p.1

[3] Les agents politiques étaient des informateurs à la solde de l’administration coloniale

Par M. Souleymane KONE, Conservateur d’archives

 

SOURCES BIBLIOGRAPHIQUES :

A.N.M, Fonds anciens, 1N3, Révolte du Bélédougou, 1915.

Bakary Kamian, Des tranchées de Verdun à l’église Saint-Bernard, 2001

Dolisé, Rapport sur les évènements du Bélédougou en février et mars 2015 au gouverneur du Haut-Sénégal-Niger, p.1

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